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COP et SCOP d’une pompe à chaleur : comprendre les performances

COP, SCOP, ETAS, étiquette énergie : ce que mesurent vraiment ces chiffres, pourquoi ceux de la brochure ne suffisent pas, et comment s'en servir pour comparer deux pompes à chaleur.

Unité extérieure de pompe à chaleur posée sur supports au pied d'une façade crépie, au-dessus d'un lit de cailloux

Les fiches techniques des pompes à chaleur alignent des sigles : COP, SCOP, ETAS, EER, SEER. Ils mesurent tous la même chose, l’efficacité de l’appareil, mais dans des conditions différentes. Savoir les lire permet de comparer deux modèles sur des bases justes, et d’estimer ce que l’installation consommera réellement.

L’essentiel

  • Le COP mesure le rendement à un instant donné, dans des conditions d’essai précises.
  • Le SCOP mesure le rendement moyen sur toute une saison de chauffe : c’est le chiffre le plus utile pour estimer la consommation.
  • Ces valeurs dépendent toujours de la température d’eau : un SCOP à 35 °C n’est pas comparable à un SCOP à 55 °C.
  • Pour la climatisation, les équivalents sont l’EER et le SEER.

Le COP : le rendement à un instant donné

Le COP, coefficient de performance, est le rapport entre la chaleur fournie et l’électricité consommée. Un COP de 4 signifie que la pompe à chaleur restitue 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité ; les 3 kWh restants sont puisés dans l’air extérieur, selon le principe expliqué dans l’article comment fonctionne une pompe à chaleur air/eau.

Le COP annoncé est mesuré dans des conditions normalisées, le plus souvent avec un air extérieur à +7 °C et une eau produite à 35 °C. Ce sont des conditions favorables : par grand froid, ou avec une eau plus chaude, le COP réel est plus bas.

Le SCOP : le rendement sur une saison

Le SCOP, ou COP saisonnier, fait la moyenne des performances sur toute une saison de chauffe, en tenant compte des journées douces comme des journées froides, et du recours éventuel à l’appoint. Il est calculé selon une méthode européenne, pour un climat de référence moyen.

C’est le chiffre à regarder pour comparer deux pompes à chaleur et estimer une consommation annuelle. Sur les fiches techniques, il est souvent donné pour deux usages :

  • basse température (35 °C), qui correspond à un plancher chauffant ;
  • moyenne température (55 °C), qui correspond à des radiateurs.

Une même machine peut afficher par exemple un SCOP de l’ordre de 4,5 à 35 °C et de 3,2 à 55 °C. Il faut donc toujours comparer à température égale, et retenir celle qui correspond à vos émetteurs. Notre article plancher chauffant ou radiateurs vous aide à la situer.

L’étiquette énergie et l’ETAS

Les pompes à chaleur de chauffage portent une étiquette énergie européenne, avec des classes allant jusqu’à A+++. Elle repose sur l’ETAS (noté ηs), l’efficacité énergétique saisonnière exprimée en pourcentage. L’ETAS se déduit du SCOP en tenant compte du rendement de la production d’électricité : il est donc bien plus bas que le SCOP multiplié par 100, ce qui est normal.

Comme le SCOP, l’étiquette affiche généralement deux classes : une pour la basse température, une pour la moyenne température.

EER et SEER : l’équivalent pour la climatisation

Pour la production de froid, on parle d’EER (rendement instantané) et de SEER (rendement saisonnier). Une climatisation avec un SEER de 6 fournit en moyenne 6 kWh de froid pour 1 kWh d’électricité sur la saison. Nous utilisons ces chiffres dans notre article combien consomme une climatisation.

Estimer une consommation avec le SCOP

Le calcul est simple : on divise les besoins de chauffage du logement par le SCOP.

Exemple : une maison dont les besoins de chauffage sont de 12 000 kWh de chaleur par an, chauffée par une pompe à chaleur au SCOP de 3,5 en moyenne température, consommera de l’ordre de 12 000 ÷ 3,5 ≈ 3 400 kWh d’électricité pour le chauffage.

Ce n’est qu’une estimation. La consommation réelle dépend de l’hiver, de vos réglages et de la qualité de l’installation. Elle augmente logiquement par grand froid, comme nous l’expliquons dans l’article quelle température régler.

Ce qui fait baisser le rendement réel

  • Une température d’eau trop élevée, souvent due à une loi d’eau mal réglée.
  • Un mauvais dimensionnement : trop puissante, la machine multiplie les cycles courts ; trop faible, l’appoint électrique travaille souvent. Voir l’article quelle puissance de pompe à chaleur.
  • Un débit d’eau insuffisant ou un circuit encrassé.
  • Une unité extérieure mal placée, qui réaspire son propre air froid.
  • Un défaut d’entretien : échangeurs sales, charge de fluide incorrecte.

Comparer des devis

Pour comparer deux propositions, demandez pour chacune le SCOP à la température d’eau qui correspond à vos émetteurs, la puissance retenue et le calcul qui la justifie. Un bon chiffre de COP sur la brochure ne garantit rien si l’installation est mal dimensionnée ou mal réglée.

Nous vous présentons ces éléments en toute transparence. Découvrez notre page installation de pompe à chaleur air/eau ou demandez une étude gratuite.

Qualifié RGE QualiPAC

Article rédigé par l'équipe technique de Confiance Énergie, installateur de pompes à chaleur (qualifié RGE QualiPAC) et de climatisations, à partir de notre expérience de terrain. Nos techniciens interviennent dans toute l'Île-de-France : retrouvez nos zones d'intervention et les avis de nos clients.

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